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Interview

Pierrick Briand : « Une montée ne se joue pas mais se prépare »

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Mercredi 08 Aout 2012

Pierrick Briand : «  Une montée ne se joue pas mais se prépare »
 
Pierrick Briand : « Une montée ne se joue pas mais se prépare »

Pierrick Briand a pris la présidence de l’Entente Sportive Rochelaise (ESR) cette saison. Il revient sur les erreurs passées, et a conscience du travail de « re-séduction » qui l’attend auprès du public mais aussi des partenaires. Ainsi, il construit pour le club à projet à moyen terme fondé sur un équilibre financier pour le côté administratif, et sur la formation de jeunes joueurs pour le côté sportif.

A quelques semaines du premier match de championnat, pouvez-vous nous présenter le nouvel effectif de l’ESR ?
Par rapport à l’équipe de l’an passé, seul Eric Nicol part. Mais, il y a quelques nouveaux dans l’équipe première : Johan Chauveau (Cap Aunis), Alexandre Polo (Chauvigny), Abdel Bouyahiaoui (Aytré), Dimitri Brulin (Aytré), Jean-Claude Ulrich NGoh (sans club, il a contacté l’ESR), Jamil Ghazi (Chamois Niortais), Steven Blin (Saint-Jean d’Angély). A noter également, le retour de Jérémy Cousin qui était à l’ESR quand on était en CFA2.
De plus, nous avons choisi d’intégrer quelques joueurs des U19 (moins de 19 ans) dans l’équipe première, parmi lesquels Johan Alix ou Christopher Graffin.

Comment cette équipe prépare-t-elle cette nouvelle saison ?
On sort de 15 jours de préparation. Il y a eu un match amical contre Fontenay, un club de CFA. Pour le moment, c’est un groupe très étoffé pour que les nouveaux coaches aient TOUT l’effectif. Donc ils évoluent à 30 joueurs environ. Mais, à partir de mercredi 8 août, le groupe est resserré à 18 joueurs, le but étant quand même de fixer une équipe première solide. Actuellement, la priorité est de voir apparaître des jeunes que l’on a formés au club, et surtout les intégrer. L’accent va vraiment être mis sur cette formation pour la saison à venir.

Vous pensez que c’est la meilleure solution pour parvenir à monter en CFA2, ce que l’ESR a raté de peu la saison passée ? (Pour mémoire, le club a terminé deuxième de DH Centre-Ouest derrière Chauray)
La montée n’est pas notre objectif cette année. Je le souhaite à terme, mais pas dans l’immédiat. Je suis convaincu qu’une montée ne se joue pas mais se prépare, sur le plan sportif et financier. Là, l’ESR ne me semble pas prête. Il faut que l’on devienne un club capable d’évoluer en Nationale, avec l’aide des joueurs, des jeunes, des partenaires, et de tout le pan financier. Sur la Ligue Centre-Ouest, l’ESR est le plus gros club, donc il devrait être, comme ce fut le cas, l’un des clubs référents avec Niort. Or, ce n’est plus le cas. Il faut donc travailler pour le redevenir. La montée pourrait se faire après, mais il faut solidifier les bases d’abord.

Il est vrai que le club rochelais ne paraît pas très stable : dépôts de bilan récurrents, changements de nom…
Oui, on dépose le bilan et on change de nom. Mais en retrouvant le nom d’Entente Sportive, c’est un retour à la stabilité puisque c’est le nom d’origine du club. Je suis Président d’un club qui a 100 ans, il faut se servir de cette histoire. Notre objectif est, par exemple, de capitaliser sur le logo du club. Déjà, nous avons recréé le blason de l’ESR. Puis on remet des anciens coaches qui ont connu la plus belle période du club, et qui sont également très fédérateurs dans l’extra-sportif. Cela me paraît primordial pour la reconstruction du club. Mais, il reste tout de même un gros effort de gestion à faire…

Finalement, à vous écouter, vous êtes en pleine campagne de séduction ?
Oui, l’objectif est clairement de re-remplir les tribunes du Parco, et surtout que les gens qui viennent se fassent plaisir. Pour cela, nous avons fait un effort particulier sur l’accueil du public, avec deux nouveaux espaces : l’un dédié au grand public, et l’autre aux partenaires. Le premier match a lieu le 1er septembre. Et dès le 22 septembre, pour la réception de Chauvigny, on organise un match de gala, avec notamment un concert de Michael Jones et la présentation de toutes les équipes de l’ESR.

Un club remplit ses tribunes à (presque) chaque match : le Stade Rochelais. Vous vous en inspirez ?
Ça me fait plaisir que vous me posiez cette question parce que je suis ami avec Vincent Merling, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’y a aucune rivalité avec le rugby. Au contraire, c’est une vraie chance d’avoir un club de rugby à ce rang à La Rochelle. L’erreur de quelques-uns de mes prédécesseurs a été de croire qu’il n’y avait pas de place pour deux. En effet, les gros clubs comme l’ASR sont porteurs pour les autres. Plus le rugby est à un bon niveau, plus les sports autour s’élèvent. C’est une spirale très positive pour le sport rochelais en général. J’espère que l’ESR parviendra à suivre !

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Pauline MAINGAUD
 
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